En mai 2026, une douzaine d’étudiants du Pellissippi State Community College de Knoxville (Tennessee) ont séjourné dix jours à Cherbourg dans le cadre de l’échange sportif franco-américain organisé par le SUAPS de l’université de Caen. Retour sur une rencontre qui dure depuis quatre ans, et qui ne ressemble à aucune autre.
L’échange avec le Pellissippi State Community College, c’est une histoire qui dure. Depuis plusieurs années, étudiants normands et étudiants du Tennessee se retrouvent deux fois par an : d’abord au pied des Appalaches, puis sur les côtes du Cotentin. En début de mois, les étudiants de l’ESIX Normandie et de l’IUT Grand Ouest Normandie avaient fait le voyage jusqu’à Knoxville. Rafting en eaux vives, golf, baseball, Nashville, visite des campus : les journées se sont vite enchaînées sur le sol américain ! Du 14 au 23 mai, c’est Cherbourg qui a rendu la politesse.
Une université, une salle, une tapisserie
Avant de prendre la mer ou le large, les visiteurs ont été accueillis pour un temps d’échange avec les parties prenantes côté de l’université de Caen Normandie :
- Éric Leroy du Cardonnoy, vice-président au développement international
- Mathilde Lechevrel, chargée de mission sport et santé
- Olivier Thénaisy, directeur du SUAPS
- Olivier Gosselin, enseignant au SUAPS Cherbourg.
L’occasion de présenter l’université, son histoire, l’organisation de ses différents campus et son offre en langues étrangères. Les étudiants américains se sont montrés particulièrement curieux de l’ouverture internationale de l’université de Caen Normandie. La salle Henry Bernard et sa tapisserie historique ont aussi retenu leur attention, symbole d’un cadre universitaire qui n’a pas grand-chose à voir avec les campus américains.
Éric Leroy a tenu à souligner la nature particulière de ce projet : « Merci de votre participation à cet échange culturel et sportif, conçu par les étudiants pour les étudiants. Le sport est un véritable facteur d’intégration et d’échange interculturel. »
Côté Pellissippi, une enseignante impliquée depuis quatre années dans ce partenariat a confirmé ce que tout le monde ressent : « Merci de poursuivre ce partenariat : cela fait quatre ans que j’y participe, et c’est toujours un plaisir de travailler avec vous, comme si nous faisions partie d’une grande famille. »
L’Atlantique, les falaises et la « fresh food »
La logique de l’échange est assumée et réjouissante : sports de montagne et de rivière pour les Français au Tennessee, sports nautiques pour les Américains en Normandie. Surf à Siouville, sand-sailing et catamaran à Urville-Nacqueville, plongée, kayak, stand-up paddle, tout ce que le Cotentin sait offrir et que le Tennessee, enclavé au cœur du continent, ne peut tout simplement pas proposer. La voile a particulièrement marqué les esprits.
Les visites culturelles ont complété le tableau : Mont Saint-Michel, Cité de la Mer, île Tatihou, fort du Roule, musée Airborne de Sainte-Mère-Église, Mémorial de Caen, Omaha Beach, Pointe du Hoc. Des lieux qui parlent à chaque Américain, et qui ont donné à ces dix jours une profondeur historique que personne n’attendait forcément au départ d’un échange sportif.
Ce que les Américains retiennent
Au moment de faire leurs valises, les étudiants de Knoxville ont été bavards. Ce qui les a le plus marqué ? La côte et les activités nautiques bien sûr, inaccessibles chez eux. Mais aussi la nourriture, « fresh food », en opposition à l’alimentation très transformée des États-Unis. Ils citent aussi la convivialité : « Tout le monde est très accueillant », notamment l’immersion dans les familles d’accueil, qui leur a permis de « vraiment découvrir la vie quotidienne des français» et d’apprendre « du français plus authentique que ce qu’on voit en cours ». Et, plus inattendu peut-être, le mode de vie : des villes accessibles à pied, une gestion de la nourriture et de l’énergie qui leur a semblé bien plus durable qu’aux États-Unis.
L’échange a été financé par le SUAPS, la CVEC, Normandie Université et la ville de Cherbourg-en-Cotentin, et a bénéficié de réceptions officielles à la mairie de Cherbourg et auprès de la présidence de l’université, un soutien institutionnel à la hauteur d’un projet qui, après plusieurs années, ressemble de plus en plus à une tradition.









